5 bonnes raisons de donner une deuxième chance au Ghost in the shell de Rupert Sanders.
L’exploitation en salles de Ghost in the shell, adaptation du célèbre manga de science-fiction de Masamune Shirow, n’a pas été de tout repos. Un petit succès timide mais qui n’est pas forcément symptomatique de la (grande) qualité du film.
1. Un scénario en dehors des carcans habituels
Dans un contexte ou l’uniformisation des productions Disney ramène en masse le jeune public dans les salles, le studio a besoin de se réinventer pour toucher une cible plus adulte. C’est avec sa filiale Touchstone qu’il va exploiter les droits de Ghost in the shell, laissant plus de place aux auteurs pour s’exprimer.Le film est confié à Rupert Sanders encore assez inconnu du large public – Ghost In the Shell n’est que son deuxième fait d’armes (après le controversé Blanche Neige et le chasseur). Par ce biais, le film parvient à éviter une auto-censure massive dont les productions Disney sont habituellement coutumières, et sortir des sentiers balisés des scénarios en respectant l’esprit de l’oeuvre originelle.2. Une direction artistique inspirée
Contrairement à de nombreuses grosses productions, le film utilise intelligemment ses effets spéciaux. Le monde de Ghost in the shell devient immédiatement palpable, organique, grâce une direction artistique inspirée privilégiant l’immersion au spectaculaire.On n’avait sans doute pas vu une telle mégalopole futuriste au cinéma depuis Blade Runner.3. Une héroïne magnétique
Scarlett Johansson rayonne dans son personnage de cyborg, le Major Kusanagi. Son casting est loin d’être anodin, car il cristallise à la fois le symbole de la pop culture qu’elle est et le propos de l’œuvre – littéralement, le fantôme dans l’armure. L’anime original développe la renaissance d’une femme qui devient mercenaire dans un corps entièrement mécanique. En somme, une personne qui n’est physiquement pas dans sa culture originelle.Si le film a pu être incriminé de whitewashing (car la culture occidentale adapte une œuvre angulaire de la culture japonaise), l’accusation a été balayée par Mamoru Oshii (réalisateur de la première adaptation de Ghost in the Shell) : « L’héroïne est un cyborg, et de fait, sa forme humaine reste ouverte […] Scarlett Johansson était le meilleur choix possible »

















