Dans I Still Believe (J’y crois encore), Jeremy vit le parfait amour jusqu’à ce qu’il apprenne que sa bien-aimée est atteinte d’une maladie incurable.
I Still Believe (J’y crois encore) est réalisé par les frères Andrew et Jon Erwin. Il s’agit d’un film biographique sur la vie du chanteur Jeremy Camp et sa femme Melissa Lynn Henning-Camp. Un conseil : priez pour ne pas vous retrouver à voir des personnages tous aussi stupides les uns que les autres prier entre eux.
Une histoire vraie (mais largement romancée)
I Still Believe (J’y crois encore) est un enième romance où l’un des deux personnages est atteint d’une maladie incurable. On pourrait presque créer un genre pour les regrouper. Les meilleurs seraient bien évidemment Alabama Monroe et Dallas Buyers Club. Mais on pourrait y inclure Nos étoiles contraires, qui reste un teen-movie décent dans cette catégorie qui pullule de déchets. Et en matière de déchets, rentrons directement dans le vif du sujet. « J’y crois encore » : c’est exactement la réaction que l’on pouvait avoir avant de voir ce film. On pourrait penser qu’un « teen-movie incurable » (appelons-le ainsi) puisse être divertissant aujourd’hui ? Toute la première moitié du film reste plus ou moins banale. De fait, on y retrouve des situations qu’on pourrait retrouver dans d’autres romances. Cependant, chacune de ses scènes atteint un niveau de malaise insurmontable ! Ceci, pour une seule et mauvaise raison dont nous parlerons un peu plus tard.Cette première partie est surtout basée sur la découverte et le jeu d’attraction-répulsion entre Jeremy et Melissa. Une partie amplement divertissante pour les fous rires qu’il nous procure. D’abord, avec le prétendant hipster (s’appelant Jean-Luc) de Melissa qui vient s’immiscer entre Jeremy et elle. Ensuite, grâce aux déclarations d’amour ridicules de Jeremy, du genre « Je t’ai offert un Milky Way pour t’offrir la galaxie »… On se demande bien pourquoi la seconde partie du film n’est pas à l’image de cette première.A lire aussi :La Conspiration du Caire, cabale masquée à la mosquée
Un film dangereux ?
C’est simple, I Still Believe (J’y crois encore) attends la moitié du métrage pour nous rappeler que le sujet principal est bien… la foi, Dieu et Jésus. On comprend mieux les différentes références (qui n’avaient rien à faire là) à Dieu qui semblaient minoritaires, voire normales dans la première partie. En se renseignant un peu sur les réalisateurs, on comprend mieux la bêtise et le niveau de malaise du film. Ils réalisent un documentaire sur la croix d’acier retrouvée dans les débris des tours du World Trade Center après les évènements tragiques du 11 septembre 2001. Mais bien plus qu’une appartenance au courant chrétien évangélique (il n’y a rien de mal là-dedans), ils continuent avec October Baby qui est un film pro-vie. Ou encore Crise de mère, qui montre que la femme a besoin d’un homme. Puis enfin (avant ce chef-d’oeuvre de I Still Believe)La Voix du pardon – également un film biographique chrétien.De la manipulation
Cette seconde partie de film est redoutable dans sa capacité à être dangereuse. Peu importe la croyance de chacun, le respect est de vigueur. Mais en choisissant des acteurs réputés pour toucher les adolescents et les plus jeunes (le médiocre K.J Apa et Britt Robertson), les réalisateurs font le choix de la manipulation pour les mener petit à petit dans la foi. Un cancer qui disparaît par magie avant une opération, une jolie femme qui le remercie pour avoir changé sa vie… Les exemples ne manquent pas. Le film devient alors interminable, plongeant le spectateur dans une envie d’en finir avec sa propre vie pour arrêter ce visionnage.
I Still Believe (J’y crois encore)est une immonde tentative de manipulation. Malheureusement, elle fonctionnera probablement sur sa cible principale (les croyants farouches) et sa cible cachée (les plus jeunes influençables). Avec ses dialogues pompeux qui ramènent tout à la foi et ses chansons cringe, on félicite ce film qui s’offre la 1ère place au Panthéon des pires films de l’année.














