Montré dans la section « Journée des auteurs » à la 79ème Mostra de Venise, La Dernière Reine de Damien Ounouri et Adila Bendimerad constitue un OVNI du cinéma algérien.
Par son identité même, La Dernière reineest un miracle. Un miracle, si l’on connaît un peu les impénétrables arcanes des politiques culturelles publiques en Algérie et le financement difficile, voire souvent impossible, du cinéma. Découvrez 5 raisons pour lesquelles il faut absolument voir ce film, ne serait-ce que pour son aspect unique.« L’année 1516 est une année de grands tumultes à Alger. Enfin libérée du joug des Espagnols par le célèbre Barberousse, la ville saute dans l’inconnu. Il se murmure que pour gagner sa guerre, Barberousse aurait tué son allié, le roi Salim Toumi. Mais alors que la stratégique Alger lui tend les bras, Barberousse rencontre une ennemie inattendue : la reine Zaphira. »Quelles sont les 5 raisons d’aller voir le film au cinéma ?

1. Car le film est unique :
Comme mentionné en introduction, La Dernière reine est un film unique dans sa conception. En effet, malgré les liens historiques qui unissent l’Algérie et la France, rares sont les films algériens qui sont produits, et encore plus rares sont les films algériens qui traversent la Méditerranée pour accoster dans nos salles. Compte tenu des financements extrêmement difficiles à obtenir en Algérie et la difficulté d’y produire de l’art en général, La Dernière reine est une exception filmique à soutenir, d’autant plus que le film se veut à grand spectacle.2. Pour son histoire rarement vue au cinéma :
Combien de films traitent du XVIème siècle au cinéma ? Et combien de films traitent du XVIème non-européen au cinéma ? Enfin, combien de films traitent du XVIème algérien au cinéma ? Pour son originalité, La Dernière reine mérite donc d’être vu, car il a le mérite d’explorer une époque et un sujet méconnus. C’est une initiative à saluer, alors tous au cinéma !3. Parce que les femmes sont au premier plan :
Une femme à la réalisation, et une femme comme actrice principale. Avec ces deux casquettes, Adila Bendimerad s’impose dans une industrie autrement corsetée, et prouve qu’il est possible de réussir à tourner et porter un tel film. Ceci, malgré les obstacles plus nombreux que peuvent rencontrer les femmes en Algérie. En duo avec Damien Ounouri, Adila Bendimerad sera certainement vue dans La Dernière reine par nombre de jeunes filles algériennes comme un modèle à suivre.

















