Plus introspectif que jamais, Paolo Sorrentino semble avec La Graziaaccepter enfin le temps qui passe. Calme et posé là où il fut fougueux et impétueux, le réalisateur italien livre un film à rebours de son œuvre. Sait-il seulement s’y prendre ?
On avait laissé Paolo Sorrentino lubrique, se demandant à quoi ressemblait la psyché de la belle Parthenope. On le retrouve vieux, dépassionné et presque nihiliste, dans un film qui mérite absolument son titre. Car oui, il faut le dire avec surprise : La Grazia est une réussite.« Mariano De Santis, Président de la République italienne (Toni Servillo) est un homme marqué par le deuil de sa femme et la solitude du pouvoir. Alors que son mandat touche à sa fin, il doit faire face à des décisions cruciales qui l’obligent à affronter ses propres dilemmes moraux : deux grâces présidentielles et un projet de loi hautement controversé. »

















