Le body-horror a le vent en poupe. Peut-on en dire autant du maître incontesté du genre ? David Cronenberg revient sur le devant de la scène horreur avec Les Linceuls.
Trois ans après Les Crimes du Futur, Cronenberg poursuit ses retrouvailles avec le body-horror, qu’il avait un temps délaissé pour un cinéma plutôt tourné vers le drame social. Les Linceuls s’ouvrent au spectateur comme une vertigineuse mise en abîme. Derrière le personnage de Vincent Cassel, le canadien se met en scène, embrasse son art d’un regard rétrospectif et se questionne : comment gérer son deuil quand on a fait carrière sur les cadavres ?« Karsh (Vincent Cassel), 50 ans, est un homme d’affaires renommé. Inconsolable depuis le décès de son épouse (Diane Kruger), il invente un système révolutionnaire et controversé, GraveTech, qui permet aux vivants de se connecter à leurs chers disparus dans leurs linceuls. Une nuit, plusieurs tombes, dont celle de sa femme, sont vandalisées. Karsh se met en quête des coupables. »
















