Après plusieurs courts métrages, la réalisatrice Muriel d’Ansembourg passe au long format avec Truly Naked et interroge notre rapport à la fois voyeur et presque hypocrite à la sexualité. De quoi faire un film réussi au-delà de son propos forcément choc ?
Notre société est matrixée par la pornographie. C’est peu ou prou ce que nous dit l’Arcom dans son étude sortie en 2023. On y apprend notamment qu’un tiers des internautes se rend au moins une fois par mois sur un site pour adultes (en 2022). Des vidéos explicites qui tournent dans la majorité des cas autour du regard masculin et de son plaisir. J’étais donc curieux de découvrir le regard féminin porté par Muriel d’Ansembourg sur cette industrie nourrie par de nombreux fantasmes. Après Fuck-a-Fan, son dernier court-métrage (2024) réussi où on assistait au moment intime entre un spectateur et sa nymphe numérique, la réalisatrice belge continue son exploration du monde du porno dans Truly Naked. Elle y retrouve par ailleurs Alessa Savage, actrice de films X, qui apporte une touche d’authenticité.« Pour Alec, qui vit seul une relation toxique avec son père Dylan, acteur X, le désir se confond avec le porno. Son quotidien devient de plus en plus difficile à dissimuler lorsqu’il se rapproche de Nina, une camarade de classe. Pour s’ouvrir à ses sentiments, Alec devra se libérer et accepter de se mettre à nu. »
















